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Décors, masques et costumes d’Halloween, de film ou à thème pour enfants ou adultes. Party expert a tout le matériel pour faire la fête!
À 21h pile ce soir, tu auras six ans! Six ans!
Bonne fêêêête à Roy ! Bonne fêêêête à Roy ! Bonne fêêêête, Bonne fêêêête… Bonne fêêêête à Roy !
On entend les sifflets, les gens rient, tes yeux brillent mon amour. Tu es manifestement un petit homme heureux, malgré les grands oiseaux noirs qui te chatouillent le coeur. Cette scène se déroulait l’an dernier, à la même date, chez matante Carole.
Tu fais un bizou à notre fée des neiges, dis?
Ton papa qui t’aime
J’ai de la peine.
J’ai de la peine pour vous, mes chatons. À se demander où est papa? qu’est-ce qu’il fabrique? pourquoi on ne le voit pas? Il ne nous aime plus?
Fiston qui commence l’école, et je ne peux même pas l’accompagner dans cette nouvelle étape de sa vie. Ma pitchounette qui ne peut dire à personne dans son entourage, sauf son frérot, qu’elle aime son papa “gros gros gros” et qui ne peut pas le dire à maman sinon “elle va me chicaner”. Noël qui passe sans pouvoir nous voir, nous parler, nous dire “je t’aime”.
Photo : Laurence, dans le temps des Fêtes en 2006.
Je me fais dire que nous ne verrons pas avant mars prochain, où une audition est fixée pour me retirer tout droit d’accès à vous.
J’ai de la peine pour papa et maman. Qui n’ont plus vingt ans et qui ne sont pas éternels. Qui rongent leur frein en silence. Qui sont fâchés d’avoir fait confiance à la mère de mes Tourlous, une personne qui ne méritait pas cette confiance. Qui sont déçus pour leur fils qui n’a pas vu ses enfants depuis juillet 2007, et qui s’en font pour lui.
Même quand on va bien, nos parents sont inquiets pour nous. On peut imaginer dans ces situations…
On n’a pas idée, on dirait, des dégâts causés par les partis-pris idéologiques qui guident certaines décisions à la cour qui, en outre, ne sanctionne pas certains comportements malsains de la part de certains parents, dont le seul mot d’ordre demeure la “victoire” sur l’autre, quand ce n’est pas de l’écraser.
Mais, tu peux faire et penser ce que tu veux, chose. Non seulement tu ne m’écrases pas, mais je peux te dire une chose, car il paraît que tu lis ce blogue : quand les Tourlous vont te payer la traite, je ne lèverai pas le petit doigt pour te défendre.
Et ne crains pas, ça va venir plus vite que tu ne penses. Et je ne jouerai même pas de rôle là-dedans, au cas où tu chercherais un complot, pauvre fille.
Photo : Roy et Olivier glissent sur un chameau qui rit !
La pluie, c’est bon pour les radis
“On vient de soupeser les propos des « de-souche » qui ont pris la parole lors des forums de la commission Bouchard-Taylor. Et on a trouvé quoi ?
Que 2 % avaient tenu des propos racistes. C’est la première catégorie.
Que 13 % avaient tenu des propos lourds de préjugés défavorables, c’est la seconde.
Que 50 % avaient tenu des propos modérés, c’est la grande plaine du milieu.
Que 20 % avaient tenu des propos licheux, lourds de préjugés favorables.Enfin, que 15 % se sont exprimés sur des sujets autres que ceux cernés par la Commission. On les a, il me semble, abusivement exclus de l’étude. Quinze pour cent de purs imbéciles, ce n’est pas si inintéressant, comme statistique.
On ne s’entend évidemment pas sur la façon de lire cette étude. Par exemple, pour les deux premières catégories, 15 % de racistes dans une société, est-ce énorme ? Beaucoup ? Ou tout simplement normal ? Par « normal », j’entends : pas pire, pas mieux qu’ailleurs. Pas pire, pas mieux que dans le reste du Canada. Pas pire, pas mieux que dans la plupart des pays d’Europe, quel que soit le modèle d’intégration. Rappelons-nous que, dans de nombreux pays d’Europe – France, Belgique, Allemagne, Autriche, Hollande, Italie – sévissent des partis d’extrême droite ouvertement racistes qui vont chercher à peu près ça : dans les 15 % à chaque élection. Rappelons encore qu’en 2002 la France des Lumières a envoyé Le Pen en finale des présidentielles.
Quinze pour cent, un raciste sur six habitants. On ne parle pas ici de la Chine ni des ex-républiques du bloc communiste, mais des plus vieilles démocraties de la planète. Quinze pour cent, un raciste sur six habitants. Rien pour être fier de l’Homme et de sa fiancée. C’est beaucoup, c’est énorme et… et c’est normal. C’est ça. C’est tout.
Bien entendu, au Québec aussi. Sauf qu’au Québec il se trouve toujours plein de gens pour laisser entendre, pour laisser croire, pour faire comme si c’était au Québec seulement. C’est voulu. C’est là une instrumentalisation politique, un racisme utilitaire jamais pris en compte par les statistiques. S’il l’était, il ferait considérablement monter la moyenne canadienne.
L’autre grand désaccord de lecture porte sur les 50 % de modérés. Il se trouve des profs de ceci-cela, des intervenants auprès des immigrés pour affirmer sans vergogne que, sur le fond, ces 50 % de modérés sont clairement xénophobes. Pour les intégristes du pluralisme à la canadienne, revendiquer que les immigrés fassent un effort pour s’intégrer à la culture de la majorité, c’est de la xénophobie.
Entendez-moi bien. Un intellectuel se lèverait pour crier que le Québec est assis sur ses préjugés, ses clichés, son folklore de merde, sur une bêtise sans équivalence dans la francophonie, qu’il adore des nullités, qu’il est toujours à revendiquer le (gros) bon sens qui n’a jamais été rien d’autre qu’une formule rancie, j’applaudirais comme un fou. Mais d’entendre d’une dame chercheuse à l’INRS que quatre Québécois de souche sur cinq sont xénophobes, je dis que c’est de la pure merde. Je dis que c’est crinquer le ressort de la culpabilité. Je dis que c’est envoyer du renfort à Mario Dumont. Je dis que cette dame est sûrement une rejetonne illégitime de Trudeau.
Je dis aussi que ce qui est vraiment inquiétant et unique au Québec, ce sont les 20 % de connards de la quatrième catégorie : on a beaucoup à apprendre des immigrés, leur culture enrichit la nôtre. J’entends la voix qui dit ça, elle traîne un peu, pose : Leur culture enrichit la nôtre. Parle pour la tienne, de culture, si creuse qu’un peu de couscous la remplit.
Évidemment que se frotter au monde enrichit. Est-ce bien nécessaire, ma tante, de s’en extasier sur le ton du jardinier un peu gaga qui regarde tomber la pluie : c’est bon pour les radis ?
Comment t’expliquer, ma tante, que me vient toujours, à ce moment précis, une furieuse envie d’aller pisser sur les putains de radis ? Peut-être suis-je un peu xénophobe, après tout. M’a te dire, cela me dérangerait moins que d’être un peu con.”
Le samedi 22 décembre 2007
par Pierre Foglia
J’ai plus envie de pleurer, mais là, en lisant ce fou, ce serait davantage pleurer de rire :
L’histoire est vraie, elle était dans le journal, dans le mien en plus, donc encore plus vraie, mais faudrait vérifier la fin parce que je l’ai arrangée un peu.
L’autre nuit à Rouses Point, un village frontalier de l’État de New York, collé sur la frontière canadienne, il y a eu un gros feu dans une auberge. Les pompiers américains ont fait appel aux pompiers de Lacolle pour les aider. La chose est courante, les services d’incendie des deux côtés de la frontière se prêtant régulièrement assistance. Les six pompiers de Lacolle dans leur camion de pompier arrivent donc à la douane comme arrivent habituellement des pompiers, en trombe, sirènes et gyrophares déployés, le douanier sort du poste…
D’habitude le douanier fait signe de passer. Celui-là, l’air bête comme ils le sont des fois a dit : “Identification please.”
Et tout de suite après : “Where you going ?”
Franchement, a répondu le chef des pompiers de Lacolle, franchement on sait pas trop dayousse qu’on s’en va m’sieur le douanier. On est sur la go, comme qu’on dirait. Après qu’on a eu fermé le bar l’Erotica à Saint-Bernard, j’ai dit aux boys on va-tu r’virer aux States avec la grande échelle ! Envoye la sirène, et nous v’là.
Merci Foglia d’exister.
D’ailleurs, il faudrait bien que je t’envoie mon histoire avec la mère de mes Tourlous, mon vieux. Et mon histoire avec son avocate, qui semble craindre comme la peste de perdre la face devant un homme qui se représente seul devant la Cour pour obtenir le droit le plus élémentaire de voir ses enfants. Parce que ladite avocate commence à manquer singulièrement de munitions. Et qu’elle a beau faire de l’obstruction, les faits sont têtus. Et les ordonnances de la Cour aussi.
Il faut dire que cette avocate a une fille qui… ne voit pas son père.
“Êtes-vous blonde ?” demande un lecteur à Foglia. “Vous êtes si candide, si innocent quand vous vous désespérez de la culture populaire que vous me faites chaque fois penser à cette blague de blonde…
Pourquoi les blondes écoutent-elles les films pornos jusqu’à la fin?
Parce qu’elles espèrent chaque fois que le gars va demander la fille en mariage.”
Si ce n’était de la maudite gouippe, je vous aurais bien serré dans mes bras en fin de semaine, mes espèces. Il y a si longtemps.
J’ai dans ma poche de manteau vos superballes. Et une vierge, je pense, ou quelque chose du genre. Ce doit être mes anges qui veillent.
C’est un sentiment fort, l’espérance.
J’ai un rapport flou avec l’oeuvre de Paul Auster.
J’ai souvenance d’avoir lu 4-5 romans de cet écrivain newyorkais, mais je serais bien mal aise de faire le moindre compte-rendu. Je serais bien curieux de connaître la raison de ce flou.
En jetant un oeil dans sa bibliographie, plusieurs titres me reviennent en mémoire. C’est comme la brume : Leviathan, The Trilogy of New-York, The Book of illusions, que j’ai lus dans les traductions françaises, bien qu’il me plairait bien de me frotter à l’original en anglo-américain.
Vous êtes loin, mes Tourlous.
Je m’ennuie de toi, Laurence. Tout de toi me manque, mon chaton : ta voix, tes couettes, ta main dans la mienne, ton poids quand je te prends sur mes épaules pour aller faire une promenade à dos de chameau.
Je m’ennuie de tes rires aux éclats, Roy, tu sais ces rires que nous avons au moment de choisir le shampooing. Je cherche partout cette chaleur qui vient quand on s’endort comme des chatons. Pis me semble que ça fait une éternité qu’on n’a pas préparé un sauce à spaghetti ensemble pendant que Laurence brasse les pâtes.
J’ai vécu longtemps sans vous connaître, mes espèces, sans savoir qu’un jour vous entreriez dans ma vie et que vous lui donneriez un sens que je cherchais encore jusque là. Depuis que vous y êtes, je ne crois pas que vous savez comment j’apprends à aimer grand-papa et grand-maman, mon papa et ma maman à moi.
Je me sens vide sans votre présence. Je n’ose penser à ce qu’ils ressentent, grand-papa et grand-maman, quand ils sentent la peine que j’ai de vous savoir loin.
Ces jours-ci, je les passe avec Nicolas et Nathan. Ils me demandent parfois de vos nouvelles. Eux non plus voient pas souvent leur papa.
Pendant que sa maman aide son grand frère à faire ses devoirs, j’aide Nico à faire les siens. Il est en 1re année, il apprend ses lettres, A, B, C…, des choses que l’on fait ensemble tous les trois quand on écrit des mots à l’ordino ou qu’on lit des histoires de Toupie et Binou.
Je vois Nicolas s’ennuyer de son papa, je le vois dans ses yeux, je le sens dans sa voix. Ça me rend toute chose de penser qu’à cinq heures de route, il y a des moments où deux Tourlous s’ennuient de leur papa, qu”ils se demandent où je suis, ce que je fais, pourquoi on se voit pas. Et ça se voit dans leurs yeux.
Je vous aime, mes amours. Mais ça, je pense que vous le savez déjà.

Photo prise le 14 mars 2004.
Depuis quelques semaines, contre toute attente, quelque chose est remonté à la surface : ce désir de redécouvrir mon pays, d’apprendre à mieux le connaître.
Une belle façon de partir le bal, parcourir les montérégiennes, ces neuf (dix?) petites soeurs collines dans les basses terres du Saint-Laurent et en partie dans le territoire appalachien.
Déjà, une première incursion à pied a été effectuée au mont Saint-Bruno (ci-contre) et au mont Saint-Grégoire il y a une dizaine de jours.
J’y reviens sous peu avec photos et cartes.
Photo : !Mimosa!.



