musiquepar Rg le 27.02.2005 @ 2:21 pm

C’est quand même incroyable qu’on soit encore vivants
à cent mille sous zéro et depuis cent mille ans.
Peu importe comment le décor te programme,
c’est toujours les tropiques quand tu aimes une femme.

Richard Desjardins chantant Akinisi (à sauvegarder avec le clic droit)

Voici les paroles pour la chanter avec lui.


identités, le couplepar Rg le 23.02.2005 @ 6:17 pm

“Non, on ne se choisit pas au hasard. Et si les tout premiers regards, premiers mots et premiers gestes dessinaient l’avenir de notre couple?”

couverture du livre de Francesco Alberoni Le Choc amoureuxVoici un dossier de Psychologies fort intéressant qui rejoint plusieurs de mes préoccupations depuis toujours : le couple et son histoire, ses appuis, ses forces, ses failles. Déjà au cégep, Alberoni m’avait ouvert la voie avec son idée lumineuse de révolution amoureuse.. qui m’amène à dire vingt ans après sa lecture qu’aimer c’est octobre 1917 sur la Place rouge…

Je recopierai pas tout, le dossier est assez touffu — ça mériterait un pdf en bonne et due forme–, mais au cours des prochains jours et semaines, je vais voir ce qui est possible d’en tirer, en remettant les éléments dans leur bon ordre chronologique, le dossier datant de juillet-août 2003. Ah si la revue pouvait mettre en ligne plus de ses propres contenus, ça faciliterait grandement les choses… et le temps serait mieux alloué à mettre en pratique ce qui s’y trouve :- )

[Note du 26 fév : je réarrange des coquilles ici et là dans ce texte et… je remarque que la rédac a ajouté sur son site plusieurs éléments… on ne peut que s’en réjouir.]

Après une première lecture avide, deux passages m’interpellent au plus haut point.

Se révéler à travers l’autre :

« J’étais étudiante, Jean était prof. Il m’a guidée, soutenue, poussée. Il m’aide à aller au-delà de moi-même. » (Marie-Anne)

Ou encore celui-ci qui m’en dit si long sur ma propre histoire amoureuse :

«Pour Ghislain Devroede, chirurgien et psychosomaticien, il existe deux conceptions de l’amour. “Comme sur le divan, il existe deux sortes de transfert. Si je prends l’autre pour ce qu’il n’est pas en espérant qu’il va me guérir, si je l’aime parce qu’il bouche un trou venu de mon histoire, il devient celui qui comblera mes manques. Et ça marchera tant que les partenaires se contenteront de cet équilibre bancal, construit sur l’instinct de mort : surtout ne pas bouger pour ne rien casser. Si au contraire, l’autre existe parlui-même et que j’existe par moi-même, le couple est dans l’instinct de vie. Et sans doute dans la durée.”»


identités, Ajar, le couplepar Rg le 13.02.2005 @ 2:02 pm

Il est 14h02.

Je viens de lire une lettre qui me touche, m’émeut, me rend toutte…

Pendant que la belle Françoise emplit mes oreilles de sa douce voix…

« Êtes-vous impulsif? me demande-t-elle. Ou vous arrive-t-il de l’être ? L’impulsivité est l’inverse de la lenteur que vous évoquez et qu’effectivement je fais mienne. Pourtant… »

Pourtant… oui. Je crois savoir comment vous vous sentez en ce moment. Car mon coeur semble vouloir faire l’oiseau. Mes bras.. Je sais qu’avec ce soleil éclatant, le mouvement des ailes ferait voir des miroitements magnifiques au regard, même si l’essentiel ne passe pas par les yeux, hein mon prince?

En relisant votre missive, il me vient ce Clair de femme, cette histoire d’écorchés vifs de mon bon ami Romain. Ce récit de deux âmes capables de jardiner parmi les décombres de Nagasaki.

C’est fort la vie. Surtout à l’aube nouvelle.

Écrire comme on respire. Il me semble que ma respiration est…


Saint-Georges, identités, le couplepar Rg le 09.02.2005 @ 7:16 pm

“Il y a vingt-cinq ans, j’ai fait une « découverte » à propos du bonheur. Elle est maintenant assez connue mais demeure inexpliquée. Cette découverte est fort simple : le bonheur n’est pas quelque chose qui arrive à l’improviste; il n’est pas le résultat de la chance; il ne s’achète pas et ne se commande pas; il ne dépend pas des conditions externes, mais plutôt de la façon dont elles sont interprétées. Le bonheur est une condition qui doit être préparée, cultivée et protégée par chacun. Les gens qui apprennent à cultiver leur expérience intérieure deviendront capables de déterminer la qualité de leur vie et de s’approcher aussi près que possible de ce qu’on appelle être heureux.”

couverture de Vivre, La psychologie du bonheur par Mihaly CsikszentmihalyiLu dans Vivre, La psychologie du bonheur par Mihaly Csikszentmihalyi, Robert Laffont, 2004.

Ça fait plusieurs fois que je croise ce Magyar, notamment par l’entremise de Novak et Hoffman du Elab, le centre de recherche de haut vol de la Owen Graduate School of Management, rattaché à l’Université Vanderbilt au Tennessee.

Il faudra y revenir.

Non mais, ils ont quand même quelques titres d’intérêt à la Bibliothèque municipale de Saint-Georges :- )


identités, Tourlous, le couplepar Rg le 07.02.2005 @ 9:38 am

[Tiré du Quotidien AMPQ.]

« On tient pour acquis qu’une maman, c’est toujours un bon parent. On ne tient pas toujours pour acquis qu’un papa, c’est forcément un bon parent. Le papa, il doit le prouver. »

Cette citation de Hubert Van Gijseghem, psychologue et professeur à l’Université de Montréal situe le propos du documentaire de Serge Ferrand, La Machine à broyer les hommes qui sera diffusé dans le cadre d’Enjeux, le mardi 8 février à 21 h à la Télévision de Radio-Canada.

Le film part d’exemples concrets. En se séparant, Jacques, professeur en biologie, met le pied dans un engrenage qui va le mener tout droit à la dépression et à la faillite. Son ex-femme, bénéficiaire de l’aide juridique, multiplie les procédures pour l’empêcher d’obtenir la garde de ses quatre enfants. En deux ans, il se présente 43 fois devant la Cour pour obtenir gain de cause. Un long processus qui le ruine, financièrement et psychologiquement. Un couple sur deux se sépare au Québec. Dans 80 % des cas, la garde des enfants est confiée à la mère. Y-a-t-il vraiment une telle proportion de pères désintéressés et incompétents? Sur les 1 300 suicides réussis chaque année au Québec, plus de 1 000 impliquent des hommes, dont plus de la moitié faisaient face à des litiges familiaux. L’image du père non-payeur, absent et violent véhiculée dans la conscience collective, cache-t-elle une détresse encore plus grande? Existe-t-il une machine à broyer les hommes? À travers les témoignages de Jacques, Assane, Francis, André et Sylvain, l’auteur et réalisateur Serge Ferrand dresse un portrait alarmant de la condition masculine au Québec.

Auteur, journaliste, scénariste et réalisateur, Serge Ferrand est un homme aux multiples talents. De 1986 à 1992, il a été directeur des nouvelles et reporter artistique à la radio avant de collaborer à divers magazines du réseau TVA. De 1992 à 1994, il est rédacteur en chef de l’émission Vision 5 à TV5. De 1994 à 2002, il signe de nombreuses réalisations dont Visions d’Amérique de TV5 qui lui vaut un prix Gémeaux et divers reportages pour Le Match de la vie à TVA. En 2003, il est auteur et réalisateur de l’émission Défaillances techniques à Canal Z. Son premier documentaire d’auteur, Entre père et fils a été diffusé à Télé-Québec. Il a aussi publié, en 2003, un livre sur la paternité, Papa, à quoi sers-tu?

La Machine à broyer les hommes, un documentaire qui soulève des questions fondamentales, le mardi 8 février à 21 h dans le cadre d’Enjeux.

Narration et réalisation : Serge Ferrand
Producteur : Luc Wiseman
Production : Avanti Ciné-Vidéo
Animateur (Enjeux) : Alain Gravel
Réalisateur-coordonnateur (Enjeux) : Éric Le Reste

Renseignements :

Marie-José LeBlanc, directrice des relations publiques et des relations avec la presse à la Télévision française de Radio-Canada
Tél. : (514) 597-4140


identitéspar Rg le 03.02.2005 @ 11:30 pm

Une découverte serenpiditieuse à creuser..

Selon le tétraèdre des valeurs de Prasad Kaipa (2002)

Le tétraèdre des valeurs de Prasad Kaipa (2002)

Démocratie
Tous et chacun ont les mêmes chances d’accéder aux connaissances. La transparence du détenteur d’information est une condition essentielle.

Autonomie
Tous et chacun sont responsables de constuire leur autonomie face aux connaissances. Le détenteur d’information devrait respecter les limites de chacun en fonction des technologies disponibles.

Partage
Tous et chacun, en plus d’interagir, partagent, échangent, lâchent prise. La confiance est essentielle.

Pérennité
C’est la clé de voûte. Chaque action laisse une trace si infime soit-elle, influence ce qui va suivre.


identitéspar Rg le 03.02.2005 @ 11:23 pm

La vie avec passion… c’est exercer le métier que l’on fait avec dévouement, s’y réaliser sans y laisser sa chemise ni ses soirées ni ses fins de semaine. C’est affronter les défis avec hardiesse, exercer sa curiosité avec la même pression que l’échec-avant du Canadien en zone adverse (en tk dans les bonnes années..). C’est accompagner ses collègues dans ces folles traversées transatlantiques que constituent les organisations commerciales, aujourd’hui, avec générosité, simplicité, courage, en étant capable de faire savoir que non on ne peut plus faire les choses comme on les faisait, car les temps changent et (certaines de) leurs modalités aussi. D’autant plus que l’on vit une époque formidable. Où nous n’avons jamais eu autant de facilités sur tous les plans.

La vie avec passion, c’est de leur apprendre des mots en chantant Desjardins ou la Compagnie créole :- )))) C’est de les inviter au jardin et de leur montrer à humer les fleurs, et non les arracher, ou à faire une récolte de radis nouveaux. C’est les prendre dans nos bras et accepter le transfert de la souffrance ou du malaise de leur corps à notre propre corps, parce qu’on est capable d’en prendre pour eux. Parce que nous sommes en mesure de tout prendre pour eux, et de leur simplifier la tâche, atténuer les difficultés, ce qui ne signifie pas qu’il faille aplanir toutes leurs difficultés, sans quoi ils grandiraient dans un environnement si peu hostile qu’à la moindre escapade dans ce monde de brutes, ils se feraient manger cru.

La vie avec passion est… volonté d’amour. Tout simplement.


le désir, identitéspar Rg le 03.02.2005 @ 12:27 am

La vie avec passion, c’est… de marcher le soir dans la neige, sur le trottoir.. sans porter de gants… les bras de nos manteaux font comme un tunnel dans lequel nos mains jointes unissent leur chaleur. Et tout à coup, j’ai une idée, je lui dis : “le premier qui arrive à ce poteau là-bas, se fait servir par l’autre un souper qui…” mais j’ai pas fini ma phrase qu’elle me saisit par les côtes, la vilaine, pour me chatouiller et me faire perdre l’équilibre afin de prendre une avance insurmontable. J’ai beau vouloir courir vite, mais je rigole à gorge déployée devant une si évidente mauvaise foi! (rire)

Lorsqu’elle me regarde de son air triomphant avec les bras en l’air en me faisant des gna gna, la coupe est pleine, n’en jetez plus, elle vient de signer son arrêt de vie. Je l’empoigne et nous laisse tomber dans la neige qu’on puisse se mouiller ben comme faut, qu’on se roule l’un sur l’autre en riant et se chamaillant un peu pour finir, le plus sérieusement du monde, à s’offrir des baisers tendres et passionnés, malgré le deux tonnes de linge porté.

“Perdre”? Nahh. Anyway, ça adonne bien, j’aime cuisiner :-)

N’empêche, je vais me reprendre au dessert…

La vie avec passion, c’est… la seule manière de vivre. La seule que je connaisse.

++

La vie avec passion, je crois que c’est un thème qui pourrait être décliné à l’infini, tant les moyens de la vivre, les méthodes pour les envoyer dans les plumes, les façons de s’y laisser glisser, les angles de vue, sont multiples.

La vie avec passion, c’est de se souhaiter bonne nuit… et d’aller composer illico une ode, qui à la vie avec passion, qui à la volonté d’amour, serve de clef pour ouvrir une seconde porte sur nos vies, nos âmes, notre intimité. Du moins un aperçu (si) provisoire. En se demandant un peu secrètement ce qui se cache derrière la troisième.


cinémapar Rg le 01.02.2005 @ 10:20 pm

Hable Con Ella de Pedro AlmodovarEntendre, voir, ressentir Cucurrucucu Paloma (sauvegarder avec le clic droit) par Caetano Veloso, est un temps fort de Hable Con Ella d’Almodovar, un parmi plusieurs autres.


le couplepar Rg le 01.02.2005 @ 8:56 pm

« Depuis mon tout premier amour, à l’âge de huit ans, je pensais qu’il fallait toujours être “gentille” envers celui qu’on aime. »

Aperçu dans Psychologies.