Je suis un chocolat. Un morceau de chocolat fondant, avec la boîte qui colle. La couleur du morceau n’a pas d’importance. Avec ce vent qui tempère légèrement, je croirais sentir une langue me parcourir. Des petites perles couvrent le duvet de mon sucre, dehors les peaux rougent : Montréal baigne dans l’humidididi brésilienne. Ça glisserait!

La dernière fois que je suis venu en ville, c’était encore le printemps timide ici… et moi, printemps décadent, passions animales caressant mes sens, savourant cette incantatoire fellation, quasi sacrée. Ça glissait.

Et pourtant, sur le chemin du retour, un mot et un autre, inachevés, brouillons. On s’était tout dit? Ou est-ce la voie de la facilité qui m’a ramené à la douceur des mésanges? Ou c’était autre chose? Allez, allez dites. Toutes ces réponses? Toutes? Enfin, pas toutes… (la suite du texte dans la tradition de la célébrissime gauloise bd).

À vrai dire, ce dont j’ai besoin, je le sens à l’heure actuelle. J’y goûte, même. Déjà.

“Sur ta chevelure, mer profonde, aux âcres parfums…”