Pierre : “Non la mort la plus douce, pour moi, c’est Félix Faure.”
Diane : “Tiens donc. Explique-moi pourquoi je suis pas surprise.”
Pierre : “On peut toujours rêver.”
Louise : “C’est qui? C’est quoi?”
Claude : “Le bien-aimé Félix Faure.”
Dominique : “La Belle Epoque.”
Claude : “Président de la République française en exercice. Son coeur s’est arrêté de battre pendant que sa maîtresse, l’admirable madame Steinheil, à genous à ses pieds, lui prodiguait avec fermeté le pompier de tous les pompiers.”
Louise : “Mon Dieu!”
Pierre : “Les ennemis du Président s’écrièrent : Il voulait être César, hélas, il ne fut que Pompée.”
Claude : “Et madame Steinheil fut surnommée la pompe funèbre.”
Rémy : “C’est pas à moi que ça serait arrivé, tout ça.”
Diane : “C’est tout de même pas de notre faute si t’avais le coeur trop bien accroché. Je te rappellerai, mon cher Rémy, qu’à une certaine époque, moi-même et peut-être d’autres personnes ici présentes, te pompions férocement et avec vivacité.”
Claude : “Peut-être, mesdames, eût-il fallu que vous le pompassiez plus vigoureusement?”
Dominique : “Cela ne se pouvait, monsieur. Nous pompâmes autant que nous pûmes!”
Louise : “Je tiens à rappeler ici qu’en tant qu’épouse légitime je pompais de mon côté avec assiduité et mansuétude.”
Diane : “Ciel! Madame?! Vous pompâtes?!”
Rémy : “Arrêtez. Vous me faîtes mal.”
Merci Écran noir pour cette longue citation. Enfin, on devrait dire merci Denys Arcand, même si… Le Québec avait une chance de s’exprimer sur la scène internationale ce soir-là, et le poète n’a pas su.
Enfin. La productrice a pris la parole, mais pas l’auteur, de surcroît son mari.
C’est une bonne nouvelle?


