Ce que nous apprenons de couple en couple
“Quatre unions dans une vie vont devenir la norme”, écrit non sans provocation la sociologue Sandy Burchsed, citée par Isabelle Yhuel dans la revue Psychologies de janvier 2005.
“Le couple remplit à un moment donné une fonction particulière; quand celle-ci est épuisée, il se disloque.” Outch !
Je suis particulièrement sensible à ceci (écho écho) :
« Lorsque l’un des deux partenaires commence à bouger, analyse Marie-Laure Colonna, l’autre, au lieu d’en profiter pour se poser certaines questions qui pourraient le faire, lui aussi, évoluer, réagit par la peur – peur de ne pas être à la hauteur, peur de perdre l’autre, toutes ces peurs qui, trop souvent, nous paralysent dans nos existences. » Est-il alors possible de trouver la paix et l’harmonie amoureuse ?
Ces propos me rappellent ceux de Jacques Languirand disant/écrivant :
Une vie de couple, c’est difficile à réussir. Il y a les problèmes auxquels le couple se trouve confronté. Mais il y a surtout les problèmes individuels qu’on n’avait pas résolus et qui font surface à la faveur de la confrontation avec l’autre. Vivre avec les autres constitue un défi. Vivre avec une autre personne, c’est encore plus difficile car on investit davantage. Mais le véritable défi, c’est de vivre avec soi-même. Mais on n’en est pas conscient. On finit par projeter sur l’autre tous ses démons. Il/elle devient l’autorité contre laquelle je veux me révolter; il/elle devient cet aspect de moi qui me culpabilise; - je projette sur lui/elle mes angoisses. Si les problèmes individuels étaient identifiés, il y aurait sans doute assez peu de problèmes de couple qu’on ne pourrait résoudre. Dans la mesure où on refuse de se regarder en face, de se connaître, de connaître ses souvenirs, ses émotions, il est difficile de vivre avec un être à travers lequel on est obligé de se regarder.
(Ce que j’ai eu de la misère à retrouver cette citation dans le site touffu du sieur Languirand. Étiqueter ces pages comme on le fait dans un blogue ou dans Flickr ou Delicious, serait une saprée idée. Ou même bloguer ses émissions radio dont les contenus sont déjà tous en ligne.. mais quel bordel ! .. :- ))


