J’essaie de faire ma job de papa du mieux que je peux.
Malgré les extraordinaires embûches de la maman et le dénigrement le plus malsain de sa part.
Malgré l’absurdité des situations et leurs répercussions tant dans la vie de mes enfants que la mienne, celle de mes proches. Et même celle de la “belle-famille” qui souffre également de cette folie institutionnalisée.
Malgré l’absence totale de collaboration du système à qui je m’adresse pour équilibrer les rôles et les responsabilités, et faire cesser ces jeux morbides. Tous ces professionnels du système social à qui je ne peux dire combien la mère de ces enfants joue un jeu étonnant, répétant un pattern familial déconcertant, n’exerçant pas ses responsabilités de façon adéquate, sans quoi je me fais répondre que je dénigre madame et que cela justifie les mesures qui sont prises “pour le bien-être des enfants”.
C’est pendant que les enfants sont jeunes qu’ils ont besoin de leur papa et de leur maman, non?à
Roy et Laurence du haut de leur quatre et trois ans me le font sentir de toutes les façons… malgré le fait que l’on se voit pas aussi souvent qu’on le voudrait tous les trois.
Photo : Laurence c’est la fée des bulles.
On m’empêche de voir mes enfants pendant trois mois, sans aucun contact… sans justifications prouvées, étayées, pour finalement me dire que le papa va passer de six jours par mois avec ses tout-petits à quatre jours.
Mais la maman, elle, n’est pas sanctionnée pour son geste de priver ses enfants de leur papa. Depuis deux ans et demi de péripéties rocambolesques, la maman n’a jamais été sanctionnée pour quelque geste que ce soit de sa part, malgré le fait que ses dires ne sont appuyés par rien : aucun signalement, aucune accusation, rien.
Il doit penser quoi le papa?
“En écourtant le séjour chez leur père, les enfants peuvent être sécurisés et mieux accepter d’aller chez leur père”, écrit une juge de la Cour Supérieure du Québec dans la dernière décision toute récente de cette douloureuse saga.
Photo : Roy et Olivier sont prêts.
C’est une mesure provisoire, me dit-on. Ça fait deux ans et demi que je vis en mesure transitoire. Les tout-petits vont le voir encore moins souvent leur papa. Hé que ça va favoriser l’intégration et l’équilibre des rôles parentaux.
À ce compte-là, pourquoi ne pas aller au bout de l’idée et empêcher tout à fait le papa de les voir ses enfants?


