J’ai plus envie de pleurer, mais là, en lisant ce fou, ce serait davantage pleurer de rire :
L’histoire est vraie, elle était dans le journal, dans le mien en plus, donc encore plus vraie, mais faudrait vérifier la fin parce que je l’ai arrangée un peu.
L’autre nuit à Rouses Point, un village frontalier de l’État de New York, collé sur la frontière canadienne, il y a eu un gros feu dans une auberge. Les pompiers américains ont fait appel aux pompiers de Lacolle pour les aider. La chose est courante, les services d’incendie des deux côtés de la frontière se prêtant régulièrement assistance. Les six pompiers de Lacolle dans leur camion de pompier arrivent donc à la douane comme arrivent habituellement des pompiers, en trombe, sirènes et gyrophares déployés, le douanier sort du poste…
D’habitude le douanier fait signe de passer. Celui-là, l’air bête comme ils le sont des fois a dit : “Identification please.”
Et tout de suite après : “Where you going ?”
Franchement, a répondu le chef des pompiers de Lacolle, franchement on sait pas trop dayousse qu’on s’en va m’sieur le douanier. On est sur la go, comme qu’on dirait. Après qu’on a eu fermé le bar l’Erotica à Saint-Bernard, j’ai dit aux boys on va-tu r’virer aux States avec la grande échelle ! Envoye la sirène, et nous v’là.
Merci Foglia d’exister.
D’ailleurs, il faudrait bien que je t’envoie mon histoire avec la mère de mes Tourlous, mon vieux. Et mon histoire avec son avocate, qui semble craindre comme la peste de perdre la face devant un homme qui se représente seul devant la Cour pour obtenir le droit le plus élémentaire de voir ses enfants. Parce que ladite avocate commence à manquer singulièrement de munitions. Et qu’elle a beau faire de l’obstruction, les faits sont têtus. Et les ordonnances de la Cour aussi.
Il faut dire que cette avocate a une fille qui… ne voit pas son père.


