J’ai de la peine.

J’ai de la peine pour vous, mes chatons. À se demander où est papa? qu’est-ce qu’il fabrique? pourquoi on ne le voit pas? Il ne nous aime plus?

LaurenceFiston qui commence l’école, et je ne peux même pas l’accompagner dans cette nouvelle étape de sa vie. Ma pitchounette qui ne peut dire à personne dans son entourage, sauf son frérot, qu’elle aime son papa “gros gros gros” et qui ne peut pas le dire à maman sinon “elle va me chicaner”. Noël qui passe sans pouvoir nous voir, nous parler, nous dire “je t’aime”.

Photo : Laurence, dans le temps des Fêtes en 2006.

Je me fais dire que nous ne verrons pas avant mars prochain, où une audition est fixée pour me retirer tout droit d’accès à vous.

J’ai de la peine pour papa et maman. Qui n’ont plus vingt ans et qui ne sont pas éternels. Qui rongent leur frein en silence. Qui sont fâchés d’avoir fait confiance à la mère de mes Tourlous, une personne qui ne méritait pas cette confiance. Qui sont déçus pour leur fils qui n’a pas vu ses enfants depuis juillet 2007, et qui s’en font pour lui.

Même quand on va bien, nos parents sont inquiets pour nous. On peut imaginer dans ces situations…

Roy, Olivier et moi dans un moment amusantOn n’a pas idée, on dirait, des dégâts causés par les partis-pris idéologiques qui guident certaines décisions à la cour qui, en outre, ne sanctionne pas certains comportements malsains de la part de certains parents, dont le seul mot d’ordre demeure la “victoire” sur l’autre, quand ce n’est pas de l’écraser.

Mais, tu peux faire et penser ce que tu veux, chose. Non seulement tu ne m’écrases pas, mais je peux te dire une chose, car il paraît que tu lis ce blogue : quand les Tourlous vont te payer la traite, je ne lèverai pas le petit doigt pour te défendre.

Et ne crains pas, ça va venir plus vite que tu ne penses. Et je ne jouerai même pas de rôle là-dedans, au cas où tu chercherais un complot, pauvre fille.

Photo : Roy et Olivier glissent sur un chameau qui rit !