Tourlous, géographiespar Rg le 06.12.2007 @ 10:03 am

J’ai plus envie de pleurer, mais là, en lisant ce fou, ce serait davantage pleurer de rire :

L’histoire est vraie, elle était dans le journal, dans le mien en plus, donc encore plus vraie, mais faudrait vérifier la fin parce que je l’ai arrangée un peu.

L’autre nuit à Rouses Point, un village frontalier de l’État de New York, collé sur la frontière canadienne, il y a eu un gros feu dans une auberge. Les pompiers américains ont fait appel aux pompiers de Lacolle pour les aider. La chose est courante, les services d’incendie des deux côtés de la frontière se prêtant régulièrement assistance. Les six pompiers de Lacolle dans leur camion de pompier arrivent donc à la douane comme arrivent habituellement des pompiers, en trombe, sirènes et gyrophares déployés, le douanier sort du poste…

D’habitude le douanier fait signe de passer. Celui-là, l’air bête comme ils le sont des fois a dit : “Identification please.”

Et tout de suite après : “Where you going ?”

Franchement, a répondu le chef des pompiers de Lacolle, franchement on sait pas trop dayousse qu’on s’en va m’sieur le douanier. On est sur la go, comme qu’on dirait. Après qu’on a eu fermé le bar l’Erotica à Saint-Bernard, j’ai dit aux boys on va-tu r’virer aux States avec la grande échelle ! Envoye la sirène, et nous v’là.

Merci Foglia d’exister.

D’ailleurs, il faudrait bien que je t’envoie mon histoire avec la mère de mes Tourlous, mon vieux. Et mon histoire avec son avocate, qui semble craindre comme la peste de perdre la face devant un homme qui se représente seul devant la Cour pour obtenir le droit le plus élémentaire de voir ses enfants. Parce que ladite avocate commence à manquer singulièrement de munitions. Et qu’elle a beau faire de l’obstruction, les faits sont têtus. Et les ordonnances de la Cour aussi.

Il faut dire que cette avocate a une fille qui… ne voit pas son père.


à faire, géographiespar Rg le 14.05.2007 @ 1:02 pm

le mont Saint-BrunoDepuis quelques semaines, contre toute attente, quelque chose est remonté à la surface : ce désir de redécouvrir mon pays, d’apprendre à mieux le connaître.

Une belle façon de partir le bal, parcourir les montérégiennes, ces neuf (dix?) petites soeurs collines dans les basses terres du Saint-Laurent et en partie dans le territoire appalachien.

Déjà, une première incursion à pied a été effectuée au mont Saint-Bruno (ci-contre) et au mont Saint-Grégoire il y a une dizaine de jours.

J’y reviens sous peu avec photos et cartes.

Photo : !Mimosa!.


identités, géographiespar Rg le 14.06.2006 @ 4:11 pm

Dans le numéro de juin du magazine Infopresse, Marie-Claude Ducas, directrice des contenus, attire l’attention sur la vitalité culturelle de Montréal, saluée par divers médias étrangers.

“On s’est désolés, avec raison, de notre perte de sièges sociaux, par rapport à Toronto, écrit-elle. Mais alors qu’on parle de plus en plus de développement durable et de qualité de vie, n’y a-t-il pas des opportunités extraordinaires à faire valoir ici, pour attirer des innovateurs et des créateurs?”


géographiespar Rg le 07.06.2006 @ 1:55 pm

Lu sur le site d’une compagnie de transport par autobus :

* je ne reste pas pris dans le trafic
* je ne perds pas mon temps à chercher un stationnement
* je voyage en lisant mon journal, mon livre ou en écoutant ma musique
* je me détends avant de commencer ma journée de travail
* je me rends où je veux grâce au système de correspondance.

J’ai trouvé ça mignon… et bien vrai. Le dernier point est sans doute le plus névralgique, mais on pourrait très certainement trouver 50 autres bonnes raisons d’opter pour ce mode de transport plutôt que la voiture. Et trouver son compte.


géographiespar Rg le 26.05.2006 @ 9:03 pm

un joli monarque


identités, géographiespar Rg le 17.04.2006 @ 1:00 am

C’est beau une horloge.

Une carte géographique aussi.


géographies, régionspar Rg le 29.01.2006 @ 11:17 am

Des observateurs attentifs le savaient, mais, lundi soir, cette réalité a éclaté. Un certain Québec urbain, convaincu de sa supériorité cosmopolite, de son bon droit de gauche, tolérant jusqu’à l’indifférence, osé jusqu’à l’exhibitionnisme, tonitruant et sûr de son pouvoir, ce Québec en cachait un autre. Cet autre Québec plus silencieux, méfiant des métropoles, moins conservateur que dépositaire d’un héritage collectif, aussi tolérant mais nullement obsédé d’être toujours à l’avant-garde d’un progrès qui n’est souvent qu’un effet de mode, un Québec moins fébrile, également moins énervé par la nouveauté d’où qu’elle provienne, ce Québec sans Montréal a choisi comme les Normands, ses ancêtres, de ne plus mettre ses oeufs dans le même panier cul-de-sac et a aussi rejeté les «valeurs canadiennes» à la sauce libérale.

La Bombardier me fait infiniment plus plaisir à “détourer” les réalités québécoises, qu’à refuser de s’excuser auprès d’une maman éplorée au lendemain d’un macabre geste.

La victoire minoritaire n’est pas le fruit de mon vote, mais je salue le nouvel équilibre à venir. Et surtout ce camouflet aux forces souverainistes qui vont devoir refaire leurs devoirs… parce que… ça sent pas la coupe à… Québec. Il se pense dans son bon droit le fils du comédien, mais on ne bâtit pas un pays avec le bon droit et les bons sentiments… surtout pas le sentiment de supériorité morale, de celui qui sait ce qui est bon pour les autres.

Hé oh ! Le montréalais serait-il en train de mourir en moi? :- )

Je me sens muer, devenir autre. Est-ce la quarantaine? les Tourlous? le fait de vivre dans le berceau de l’entrepreneurship québécois où les églises sont pleines et les mots anglais francisés, comme si on mangeait l’anglais? :- 0

Je me sens muer, devenir autre. Et nous ne sommes qu’en janvier…


le couple, géographiespar Rg le 03.11.2005 @ 11:33 am

Avenue McGill College, vue par Zalgon J’aurais aimé sentir ta main dans la mienne, tout en foulant cette avenue McGill College. La montagne tout en haut à gauche de l’écran, magnétique, chatoyante. Je voulais la partager avec toi. Tu sais, il y a quelque temps que je souhaitais t’appeler et là j’ai pensé que le temps était venu. Enfin. Comme une idée mûrie à point.

« Il faut que je sois là avec toi. Je ne peux pas ne pas être avec toi, là. »

Fous afez tit fou est plus fou que folle? (à lire à voix haute avec l’accent du bonhomme d’ING Direct… :- )


géographiespar Rg le 10.06.2005 @ 3:48 pm

Je suis un chocolat. Un morceau de chocolat fondant, avec la boîte qui colle. La couleur du morceau n’a pas d’importance. Avec ce vent qui tempère légèrement, je croirais sentir une langue me parcourir. Des petites perles couvrent le duvet de mon sucre, dehors les peaux rougent : Montréal baigne dans l’humidididi brésilienne. Ça glisserait!

La dernière fois que je suis venu en ville, c’était encore le printemps timide ici… et moi, printemps décadent, passions animales caressant mes sens, savourant cette incantatoire fellation, quasi sacrée. Ça glissait.

Et pourtant, sur le chemin du retour, un mot et un autre, inachevés, brouillons. On s’était tout dit? Ou est-ce la voie de la facilité qui m’a ramené à la douceur des mésanges? Ou c’était autre chose? Allez, allez dites. Toutes ces réponses? Toutes? Enfin, pas toutes… (la suite du texte dans la tradition de la célébrissime gauloise bd).

À vrai dire, ce dont j’ai besoin, je le sens à l’heure actuelle. J’y goûte, même. Déjà.

“Sur ta chevelure, mer profonde, aux âcres parfums…”


littérature, identités, géographiespar Rg le 23.05.2005 @ 3:42 pm

En suivant ce lien, puis un autre, j’atterris dans cette page chez VLB Éditeur qui me décrit un ouvrage intitulé Le lys et le lotus - Les relations du Québec avec la Chine de 1650 à 1950 de Serge Granger.

Le Lys et le lotus, Les relations du Québec avec la Chine de 1650 à 1950Aucun autre pays, à part peut-être leurs mères patries et leur voisin américain, n’a été pour les Québécois l’objet d’une fascination aussi durable que la Chine. Serge Granger retrace ici l’histoire des relations du Québec avec la Chine, depuis les débuts de la colonie jusqu’aux années 1950. Les missionnaires y jouent bien sûr un rôle de premier plan, que ce soient les jésuites du XVIIIe siècle, à l’origine du commerce du ginseng avec l’empire du Milieu, ou les religieux chassés par les communistes, qui eurent une influence déterminante sur le refus du Canada de reconnaître le gouvernement de la République populaire. Mais on y croise aussi maintes figures importantes du Québec : Honoré Beaugrand et Alain Grandbois, Adolphe Chapleau et Wilfrid Laurier, « Two-Gun » Cohen et Norman Bethune, Pierre Elliott Trudeau et René Lévesque. Et, plus curieux encore, tous les réformistes chinois du XXe siècle, notamment Sun Yat-sen, Chiang Kai-shek et Mao Zedong, se sont sentis concernés par des institutions ou des individus liés au Québec. Cet ouvrage pionnier qui fourmille de données étonnantes passionnera tous les lecteurs intéressés par la Chine.

Quand quelqu’un voudra me faire un cadeau, pensez donc à ce bouquin. Et à Yannie.


géographiespar Rg le 28.04.2005 @ 5:01 am

Why cities without gays and rock bands are losing the economic development race.

By Richard Florida via Common Craft.

Il n’est question que de villes étasuniennes dans ce texte, mais je présume que Montréal ma belle natale pourrait y trouver son compte si l’on s’y mettait le moindrement. Je parlerai pas de Saint-Georges ici.. charité chrétienne oblige.


à faire, géographiespar Rg le 29.01.2005 @ 8:39 am

Le Bigot : “toute histoire des minorités, surtout quand la majorité est anglaise et qu’elle croit comme elle a toujours cru être le pouvoir mondial, le centre du monde… encore une fois, des fois je dis… si vous trouvez ce livre-là, L’empire immobile, où les Anglais rencontrent les Chinois, et c’est très étonnant puisque Peyrefitte a écrit ça, et que là on a les deux empires les plus arrogants, les plus prétentieux qui croient être le centre du monde, et l’un ne comprend pas que l’autre puisse prétendre être le centre du monde, voyez-vous…”

Samedi et rien d’autre!, SRC, 29 janvier, segment 8h14 à 9h