identités, le couplepar Rg le 23.02.2005 @ 6:17 pm
“Non, on ne se choisit pas au hasard. Et si les tout premiers regards, premiers mots et premiers gestes dessinaient l’avenir de notre couple?”
Voici un dossier de Psychologies fort intéressant qui rejoint plusieurs de mes préoccupations depuis toujours : le couple et son histoire, ses appuis, ses forces, ses failles. Déjà au cégep, Alberoni m’avait ouvert la voie avec son idée lumineuse de révolution amoureuse.. qui m’amène à dire vingt ans après sa lecture qu’aimer c’est octobre 1917 sur la Place rouge…
Je recopierai pas tout, le dossier est assez touffu — ça mériterait un pdf en bonne et due forme–, mais au cours des prochains jours et semaines, je vais voir ce qui est possible d’en tirer, en remettant les éléments dans leur bon ordre chronologique, le dossier datant de juillet-août 2003. Ah si la revue pouvait mettre en ligne plus de ses propres contenus, ça faciliterait grandement les choses… et le temps serait mieux alloué à mettre en pratique ce qui s’y trouve :- )
[Note du 26 fév : je réarrange des coquilles ici et là dans ce texte et… je remarque que la rédac a ajouté sur son site plusieurs éléments… on ne peut que s’en réjouir.]
Après une première lecture avide, deux passages m’interpellent au plus haut point.
Se révéler à travers l’autre :
« J’étais étudiante, Jean était prof. Il m’a guidée, soutenue, poussée. Il m’aide à aller au-delà de moi-même. » (Marie-Anne)
Ou encore celui-ci qui m’en dit si long sur ma propre histoire amoureuse :
«Pour Ghislain Devroede, chirurgien et psychosomaticien, il existe deux conceptions de l’amour. “Comme sur le divan, il existe deux sortes de transfert. Si je prends l’autre pour ce qu’il n’est pas en espérant qu’il va me guérir, si je l’aime parce qu’il bouche un trou venu de mon histoire, il devient celui qui comblera mes manques. Et ça marchera tant que les partenaires se contenteront de cet équilibre bancal, construit sur l’instinct de mort : surtout ne pas bouger pour ne rien casser. Si au contraire, l’autre existe parlui-même et que j’existe par moi-même, le couple est dans l’instinct de vie. Et sans doute dans la durée.”»