le désir, l'écriturepar Rg le 20.11.2006 @ 4:00 pm

Bloguer, c’est comme jouer de la trompette dans des cubicules.

Il y a parfois des choses plus intéressantes à faire… but I won’t tell you which..


le désir, l'écriturepar Rg le 02.11.2006 @ 2:02 am

Mes mots sont des accessoires sexuels.


le désirpar Rg le 11.07.2006 @ 9:26 pm

Un endroit où j’aimerais être.

J’ai le sentiment que je me sentirais à ma place.


le désirpar Rg le 23.05.2006 @ 8:00 pm

ange CassielLu dans Le désir de Pierre Rey.

Pour que s’opère la jonction du désir et du temps - plus improbable encore que l’arrimage en plein ciel de deux corps en chute libre - il y faut ce nécessaire et permanent miracle, le timing.

Si le mot me vient en anglais, c’est que je ne sais dans ma propre langue, lui restituer toute la plénitude de son sens. Synchrone, en temps voulu, propice? Scansion? Tempo - mais tempo est italien. Concordance ? Moment?

Timing, très exactement.

Quelque chose entre l’instant d’avant et l’instant d’après, l’instant d’incandescence, au lieu rigoureux où se produit la mise en acte du désir et du temps.

Hors de ce point parfait, le point d’avènement des choses, rien ne se passe, rien ne s’enflamme, rien ne naît.

Encore faut-il pour la mise à feu du système, qu’un détonateur commun lui en fournisse l’étincelle : c’est le langage. À la différence du reste de la création, l’être humain est un être parlant.

Donc, il parle. Pour dire quoi? Son désir.
Car on ne parle que pour dire qu’on désire.
Et le désir n’existe que pour être dit.
Même s’il est impossible à dire.


le désir, médias, le couplepar Rg le 21.05.2006 @ 12:46 am

Rico after the marriageRuth : So let’s hear about Sharon.

Rico : Well, huh, she is nice. I liked her… I guess.

Ruth : Did you get the sense of what kind of person she was. Does she seems solid ?

Rico : Yeah, definitely solid.

Ruth : It’s so important. The feel to rely on someone.

Rico : Yeah, it’s interesting.

Ruth : Enjoy it dear. But try not to be blind by lust if you can.

Rico : …

Six Feet Under, 5e saison, 1er épisode.


le désirpar Rg le 21.04.2006 @ 4:53 pm

Tia Maria, la boisson from JamaicaUn Pia Tia sous le soleil. Pina Colada & Tia Maria Maria in Spanish Harlem. Joli couple avec lequel se threesomer. Qui donc prendra des photos ?


le désirpar Rg le 17.11.2005 @ 8:17 pm

La distance, c’est pour mousser le désir.


le désir, identitéspar Rg le 03.02.2005 @ 12:27 am

La vie avec passion, c’est… de marcher le soir dans la neige, sur le trottoir.. sans porter de gants… les bras de nos manteaux font comme un tunnel dans lequel nos mains jointes unissent leur chaleur. Et tout à coup, j’ai une idée, je lui dis : “le premier qui arrive à ce poteau là-bas, se fait servir par l’autre un souper qui…” mais j’ai pas fini ma phrase qu’elle me saisit par les côtes, la vilaine, pour me chatouiller et me faire perdre l’équilibre afin de prendre une avance insurmontable. J’ai beau vouloir courir vite, mais je rigole à gorge déployée devant une si évidente mauvaise foi! (rire)

Lorsqu’elle me regarde de son air triomphant avec les bras en l’air en me faisant des gna gna, la coupe est pleine, n’en jetez plus, elle vient de signer son arrêt de vie. Je l’empoigne et nous laisse tomber dans la neige qu’on puisse se mouiller ben comme faut, qu’on se roule l’un sur l’autre en riant et se chamaillant un peu pour finir, le plus sérieusement du monde, à s’offrir des baisers tendres et passionnés, malgré le deux tonnes de linge porté.

“Perdre”? Nahh. Anyway, ça adonne bien, j’aime cuisiner :-)

N’empêche, je vais me reprendre au dessert…

La vie avec passion, c’est… la seule manière de vivre. La seule que je connaisse.

++

La vie avec passion, je crois que c’est un thème qui pourrait être décliné à l’infini, tant les moyens de la vivre, les méthodes pour les envoyer dans les plumes, les façons de s’y laisser glisser, les angles de vue, sont multiples.

La vie avec passion, c’est de se souhaiter bonne nuit… et d’aller composer illico une ode, qui à la vie avec passion, qui à la volonté d’amour, serve de clef pour ouvrir une seconde porte sur nos vies, nos âmes, notre intimité. Du moins un aperçu (si) provisoire. En se demandant un peu secrètement ce qui se cache derrière la troisième.


le désir, littérature, identités, l'écriture, cinéma, palacepar Rg le 28.01.2005 @ 1:15 am

Alfred Hitchcock all by himselfLes avatars d’Alfred Hitchcock permettaient des interactions particulières avec les gens dans les espaces virtuels. Avec la présence de ce maître du 7e art dans un Palace, le terreau devenait fertile, les possibilités scénaristiques innombrables (”joué à la manière de”).

J’adorais aborder les femmes avec des long shot…. en émettant des pensées, comme dans les bulles des bandes dessinées, au lieu de m’adresser à elles directement, restant en périphérie, excentrique :

- “Cette brunette semble avoir le profil parfait pour jouer la scène de la douche…”

- “…ou préfère-t-elle celle avec la pelle?”

- “chose certaine, elle va aimer son massage…”

- “.. mais elle sera sans doute sensible à la vue d’un couteau…”

- “elle doit pas avoir d’agent…”

Les réactions étaient… variées, c’est le cas de le dire… Comment retrouver cet esprit? Avec quel logiciel?

Je dois certainement avoir des captures d’écran d’Alfred et de son humour glacial dans le mac somewhere. C’est l’heure de l’opération avatars. Il faut retrouver tous ces beaux avatars, notamment les Snoopy et quelques autres.


le désir, littérature, identités, le couplepar Rg le 20.01.2005 @ 1:49 am

Dans “kâmasûtra“, “sûtra” signifie : “traité ; recueil de sentences, d’aphorismes” ; “kâma” désigne “l’amour, la jouissance, le plaisir sensuel”. Les Kâmasûtra sont donc des “recueils d’aphorismes sur l’amour“.

reproduction d'une planche kamasutriqueUn livre de Vatsyayana

La tradition de ces recueils est très ancienne, remontant à plusieurs siècles avant l’ère chrétienne. Aux premiers siècles de notre ère (entre le Ie et le Ve siècles), un certain Vatsyayana s’est proposé de réunir en un volume, en les résumant, tous les ouvrages sur le sujet. Vatsyayana est persuadé que la connaissance du Kâma est indispensable à l’épanouissement humain, et veut offrir toute l’information nécessaire en un volume accessible : c’est ce texte qui a été sauvegardé jusqu’à nos jours et traduit depuis le XIXe siècle dans des langues européennes.

Pas uniquement des positions !

Les Kâma Sûtra de Vatsyayana, ses conseils pour l’amour, ne sont pas limités aux positions érotiques : celles-ci n’occupent d’ailleurs qu’un chapitre sur les sept de l’ouvrage, soit cinq pages sur environ deux cent cinquante ! Les autres chapitres traitent du mariage et du rapport entre hommes et femmes hors du mariage ; un chapitre est plus particulièrement destiné aux courtisanes, et a d’ailleurs circulé à part dans leurs milieux ; le dernier regroupe des informations sur les moyens d’exciter le désir, avec des recettes médicinales.

Le Kâma Sûtra : un livre pour tout public

Ce qui frappe un occidental d’aujourd’hui dans les Kâma Sûtra, c’est la liberté de ton pour parler de la sexualité. L’ouvrage est ainsi destiné aux hommes, aux jeunes filles “avant leur mariage”, aux femmes publiques. Ses connaissances sont censées garantir :

  • Aux femmes publiques : le respect des hommes ;
  • Aux épouses : la préférence de leur mari (dans une société polygame) ;
  • Aux hommes : la certitude de conquérir vite le coeur des femmes.

Les Kâma Sûtra sont donc destinés à tout public, pour les connaissances sexuelles de base dans le couple marié ou non : ce n’est pas un livre qui vise un public restreint de libertins recherchant des raffinements sexuels particuliers.

Que trouve-t-on dans les Kâma Sûtra ?

L'écrin à bijoux ou les vignes enlacéesLes Kâma Sûtra évoqueront donc tout à fait naturellement les problèmes posés par le rapport entre la taille de la verge et celle du vagin comme élément de l’harmonie sexuelle, les différences dans l’intensité du désir charnel ou dans le temps consacré à la sexualité, le rôle de l’imagination. Les variantes des enlacements, des baisers, et, bien sûr, des positions du coït, sont énumérées, mais aussi celles des morsures, des égratignures avec les ongles, des coups donnés ou reçus, des “sons” (dont le plus spontané semble être le cri “maman” au moment suprême !). Si la femme n’a pas d’orgasme pendant le rapport, Vatsyayana conseille de recommencer, et, en cas de nouvel échec, de “frotter le sexe de la femme avec ses mains et ses doigts” jusqu’à ce qu’elle soit calmée. La grossesse est prise en considération ; les fantasmes, comme celui de penser à une autre personne que celle avec qui l’on est uni, sont évoqués ; les jeux de bouche ou la pénétration anale sont décrits ; l’homosexualité masculine ou féminine n’a pas de traitement à part, et n’apparaît que comme une des variantes des moyens d’accès au plaisir.

Cependant, la pudeur est reconnue comme normale : la femme ne doit pas faire des avances, il va de soi qu’elle n’est pas tenue d’accepter de but en blanc les attouchements intimes ou la pénétration. Un mari, ayant choisi une vierge, doit attendre trois jours avant de commencer des jeux intimes et se donner encore une semaine pour progressivement arriver aux rapports s’il ne veut pas susciter le dégoût chez sa femme et être rejeté par elle.

Notre vision des Kâma Sûtra comme simples recueils de positions érotiques est donc particulièrement réductrice et caricaturale. Ce sont les ouvrages érotiques postérieurs, écrits notamment pour commenter le livre de Vatsyayana depuis son époque jusqu’au XVIIIe siècle, qui vont détailler les positions de base décrites par celui-ci.

Des descriptions froides et objectives

Peut-on dire au moins que telle position est plus classique, ou plus érotique, ou plus acrobatique dans les Kâma Sûtra ? Non, même pas, parce que ce recueil énumère “objectivement” et sans jugement qualificatif les différentes figures : “lorsque la femme lève ses deux cuisses toutes droites, cela s’appelle la position levante. Lorsqu’elle lève ses deux jambes et les place sur les épaules de son amant, cela s’appelle la “position béante” Lorsque les jambes sont contractées… Lorsque l’homme s’appuie contre un mur… Lorsqu’une femme se tient sur ses mains et ses pieds comme un quadrupède et que son amant monte sur elle comme un taureau, cela s’appelle le “congrès* de la vache”. Lorsqu’un homme jouit en même temps de deux femmes… Les gens des contrées méridionales ont aussi un congrès dans l’anus, qui s’appelle le “congrès inférieur”. Pourquoi alors ces énumérations “froides” ? Parce que “une personne ingénieuse doit multiplier les sortes de congrès… Car ces différentes sortes de congrès […] engendrent l’amour, l’amitié et le respect dans les coeurs des femmes”.

Un enseignement à poursuivre ?

Pour nous, occidentaux, chez qui la morale et la religion culpabilisent la recherche du plaisir dans la sexualité, c’est un dépaysement total que de constater que depuis des millénaires, on estimait banal d’apprendre aux jeunes gens et aux jeunes filles à savoir quoi faire pour qu’eux-mêmes et leur partenaire tirent le maximum de satisfaction du jeu de leur corps.

Dr Yves Ferroul

* Congrès : au XVIIème siècle, au sens de “coït”, désigne une épreuve judiciaire où un couple devait tenter un rapport sexuel devant témoins lors de procès pour nullité de mariage.


le désir, blogosphère, cinémapar Rg le 06.01.2005 @ 8:08 pm

En googlisant le mot luxure, je déambule parmi les citations des moines de l’Abbaye de Saint-Benoît en Suisse aux néo-imprécations de la cyberagora du bien-pensant Dufresne, en passant par Saint-Augustin et ses admirateurs, qui me rappellent Desjardins à la manière de Frenchie Villon. Que de tristesse devant ce refus de la vie.

Et à travers les flammes de l’enfer, cette trouvaille : Voyages en cinéphilie, où la blogueuse décortique des oeuvres du 7e art avec un bonheur manifeste et une maîtrise certaine de l’écriture.

Dans la page où j’ai atterri par l’entremise de l’outil de recherche, il y est question de Great fuck at Tiffany’s, oeuvre érotique mélange trouble de candeur et de perversité, de gourmandise et de plaisir. On y cite Éluard “les yeux de la luxure ont des joies secrètes”, la belle hardeuse a un regard de feu.. Je crois que je vais revenir.. :- )


le désir, littérature, identitéspar Rg le 08.10.2000 @ 9:52 pm

Au reste, rien n’est plus falacieux et mouvant qu’une identité. Si l’on peut croire, comme le croient des centaines de millions d’hommes, que nous vivons plusieurs vies, pourquoi ne pas croire aussi que dans chacune de nos vies nous sommes le lieu de rencontres de plusieurs âmes?

Pauline Réage, Retour à Roissy