identités, l'écriturepar Rg le 13.04.2007 @ 2:40 am

Je m’amuse à tout réécrire mon CV sous format blogue.

Je pense que le blogue CV pourrait être un débouché intéressant à offrir. Une forme de modèle d’aggrégateur personnel du parcours professionnel. Un blogue de base mettons pour 50 piasses. Suis-je fou de penser que ça pourrait marcher?

Je pourrais étendre l’idée et offrir aux familles de devenir leur “égoblogueur”, concevoir des arbres généalogiques avec Flickr, Del.icio.us, Gmap, radioblogclub.

Let’s become éditeur of hundreds of curriculum blogs … :- )))

Après, on jouera avec le wiki et un tiddlywiki Get Things Done… integrate some GoogleMaps stuff… Backpack…


le désir, l'écriturepar Rg le 20.11.2006 @ 4:00 pm

Bloguer, c’est comme jouer de la trompette dans des cubicules.

Il y a parfois des choses plus intéressantes à faire… but I won’t tell you which..


le désir, l'écriturepar Rg le 02.11.2006 @ 2:02 am

Mes mots sont des accessoires sexuels.


littérature, l'écriturepar Rg le 24.06.2006 @ 1:32 pm

La jungle, 1943 de Wifredo Lam

Souvent, dans la journée, je vois flotter devant mes yeux le visage si calme de ma grand-mère, et cela me repose.

Dany Laferrière, Le cri des oiseaux fous


littérature, l'écriturepar Rg le 18.06.2006 @ 2:15 pm

La jungle, 1943 de Wifredo Lam

Je suis fou des mots. J’ai un cahier plein de mots rutilants (mais les plus beaux sont les plus simples*). Leur sens se trouve caché dans leur musique. Des mots comme lune, mer, ciel, jaune ou coeur. J’aime le mot étincelle, qui me fait penser à une pluie d’étoiles. Et tout de suite, mon enfance m’éclate à la tête.

Dany Laferrière, Le cri des oiseaux fous

* On dirait un québécisme.


littérature, l'écriturepar Rg le 18.06.2006 @ 1:58 pm

La jungle, 1943 de Wifredo Lam

Ce que j’aime, c’est écrire. Rendre une ambiance avec des mots. Faire vivre une situation avec des phrases.

Dany Laferrière, Le cri des oiseaux fous


littérature, l'écriturepar Rg le 15.06.2006 @ 5:53 pm

Je cherchais l’épisode des paroles gelées et suis tombé sur ce charme sonore.

Rabelais, c’est Gauvreau et Ducharme au cube !

Lors nous jecta sus le tillac plenes mains de parolles gelées, et sembloient dragées perlées de diverses couleurs. Nous y veismes des motz de gueule, des motz de sinople, des motz de azur, des motz de sable, des motz doréz. Lesquelz, estre quelque peu eschaufféz entre nos mains, fondoient comme neiges, et les oyons réalement, mais ne les entendions, car c’estoit languaige barbare. Panurge requist Pantagruel luy en donner encores. Pantagruel luy respondit que donner parolles estoit acte des amoureux.” Vendez-m’en doncques! disoit Panurge.- C’est acte de advocatz, respondit Pantagruel, vendre parolles. Ce nonobstant, il en jecta sus le tillac troys ou quatre poignées. Et y veids des parolles bien picquantes, des parolles sanglantes, des parolles horrificques et aultres assez mal plaisantes à veoir. Lesquelles, ensemblement fondues, ouysmes : hin, hin, hin, hin, his, ticque, torche, lorgne, brededin, bredelac, frr, frrr, frrr, bou, bou, bou, bou, bou, bou, bou, bou, traccc, trac, trr, trr, trr, trrr, trrrrrr, on, on, on, on, ououououon, goth, magoth et ne sçay quelz aultres motz barbares;. Croyez que nous y eusmez du passetemps beaucoup. Je vouloys quelques motz de gueule mettre en réserve dedans de l’huille, comme l’on garde la neige et la glace, et entre du feurre bien nect. Mais Pantagruel ne le voulut, disant estre follie faire réserve de ce dont jamais l’on n’a faulte et que toujours on a en main, comme sont motz de gueule entre tous bons et joyeulx Pantagruelistes.


l'écriturepar Rg le 15.06.2006 @ 2:10 pm

L érotique des mots par Régine DeforgesDans L’Érotique des mots, Régine Deforges écrit :

Je suis dans l’action et je suis dans l’écoute. Je pense qu’un écrivain qui n’est pas dans l’écoute n’est pas un écrivain.

Écrire est une conquête, c’est l’aboutissement d’une entreprise et d’une victoire sur soi, sur la fatigue, sur le temps, c’est comme ça que je vis l’écriture. Je ne parle pas de la qualité de ce que je peux faire, bon ou pas bon, non, mais chaque fois que j’entreprends d’écrire un livre, c’est un sommet à atteindre, il faut grimper avec ses mots, il faut atteindre le mot fin. La fin d’un livre est un moment de plaisir, très intense. C’est une euphorie, on éprouve la même chose dans l’acte sexuel, on est dans quelque chose de très vivant parce que écrire, c’est recréer du vivant, c’est donner à voir et à sentir des sentiments, des situations, l’écriture vit ce que vit le corps, elle peut atteindre une joie rare mais après, cela retombe, parce que cette vie qu’on a créée nous échappe, quand le livre est terminé.

L’Érotique des mots a la cote 848.914 D315e à la bibliothèque.


Saint-Georges, identités, l'écriturepar Rg le 17.03.2006 @ 1:05 am

Fin de mon contrat avec Boa. Après deux ans et demi. Une nouvelle étape s’amorce, je sens une mue.

Non pas une mais deux personnes — portant le même prénom par surcroit –, ont fait le même rêve, prémonitoire : « j’ai rêvé que tu déménageais » ! Ah bon que j’ai répondu la première fois il y a deux semaines. Et ce soir, ça renchérit. Non mais mon avenir est-il encore à Saint-Georges devenu mon nouveau chez-moi ? Resterai-je en Beauce ? Il est hors de question de revenir à Montréal à moins d’une offre mirobolante, mais me rapprocher de Québec ? Ti-Guy qu’esse-t’en penses ?? Vais-je profiter pour venir (enfin!) à l’écriture qui piaffe ? Revenir aux magazines ? À la radio ? M’impliquer dans une cause qui me tient à coeur et qui a un criant besoin d’aide ? Vais-je me déguiser en superhéros pour mes Tourlous afin que cesse le cirque qui dure depuis trop longtemps et qui n’a rien pour ravir les foules hormis les fascistes à deux sous ?

Je suis curieux de moi. Je me sens excité au max à la perspective de nouveaux défis. Vais-je m’étonner une fois de plus ?


littérature, identités, l'écriturepar Rg le 07.02.2006 @ 7:40 pm

[J’écrivais il y a plusieurs mois, mais sans avoir terminé le billet.. je le termine ce soir.. à un m’ment d’nné tsé.]

Je viens de saisir.

On me demande à l’occasion pourquoi je ne gagne pas ma vie avec ma plume, par exemple dans le journalisme ou l’écriture. Sous-entendu : pourquoi t’écris pas des ramans, mon cherry?

Là je sais pourquoi : il y a un sapré bout de temps, j’ai fait le choix de la sphère intérieure plus intime au détriment de la sphère littéraire, grouillante et bavarde.. et monétairement pauvre en général, et même de la sphère participative et citoyenne publique, généralement bien pauvre au Québec, sauf en de so rare îlots.

Ce n’est pas que je n’aurais rien à dire. Ce n’est pas non plus parce que j’ai des leçons à donner, don’t get me wrong honey.

Je me rappelle de t’avoir répondu cinquante fois plutôt qu’une, que l’écriture viendrait au tournant de la cinquantaine, comme mon héros. Tu étais insistante sur ce point.. je pense que la perspective de partager ta vie avec un écrivain t’excitait, groupie. Bref, tu ne comprenais pas. Et tu n’étais pas la seule…. M’enfin, je trouvais tellement que les Bourguignon, Trudel, Aquin, Mistral, Barbe, Martineau et même le facteur d’orgues de Saint-Hyacinthe pondu par Mathieu-Robert, n’avaient rien à rajouter au bruit ambiant, sinon de prétendre et d’exciter les groupies de leur plume…

Dimanche soir, tout ça m’est revenu en écoutant Alan Ball commenter l’épisode 13 de la troisième saison de Six Feet Under. Récemment, je repensais à toute cette question et me sentait un tantinet coupable (mais de quoi?). Ball m’a réconcilié avec moi-même. Mauricio parlait de l’importance de faire ses gammes, d’en faire tout le temps, constamment. Moi, aller dans les cubicules avec ma trompette, ça m’emmerdait, puis ça m’emmerde encore. La vie se passait à l’extérieur des cubicules..

Ça va venir, let it be patient. Germination anyone? :- )


à faire, littérature, l'écriturepar Rg le 13.01.2006 @ 11:38 pm

L odeur du café


l'écriture, cinémapar Rg le 04.01.2006 @ 7:24 pm

« Ce qu’il y a de beau dans un mystère, c’est le secret qu’il contient et non la vérité qu’il cache ».

Source : Contrechamp