littérature, identités, géographiespar Rg le 23.05.2005 @ 3:42 pm

En suivant ce lien, puis un autre, j’atterris dans cette page chez VLB Éditeur qui me décrit un ouvrage intitulé Le lys et le lotus - Les relations du Québec avec la Chine de 1650 à 1950 de Serge Granger.

Le Lys et le lotus, Les relations du Québec avec la Chine de 1650 à 1950Aucun autre pays, à part peut-être leurs mères patries et leur voisin américain, n’a été pour les Québécois l’objet d’une fascination aussi durable que la Chine. Serge Granger retrace ici l’histoire des relations du Québec avec la Chine, depuis les débuts de la colonie jusqu’aux années 1950. Les missionnaires y jouent bien sûr un rôle de premier plan, que ce soient les jésuites du XVIIIe siècle, à l’origine du commerce du ginseng avec l’empire du Milieu, ou les religieux chassés par les communistes, qui eurent une influence déterminante sur le refus du Canada de reconnaître le gouvernement de la République populaire. Mais on y croise aussi maintes figures importantes du Québec : Honoré Beaugrand et Alain Grandbois, Adolphe Chapleau et Wilfrid Laurier, « Two-Gun » Cohen et Norman Bethune, Pierre Elliott Trudeau et René Lévesque. Et, plus curieux encore, tous les réformistes chinois du XXe siècle, notamment Sun Yat-sen, Chiang Kai-shek et Mao Zedong, se sont sentis concernés par des institutions ou des individus liés au Québec. Cet ouvrage pionnier qui fourmille de données étonnantes passionnera tous les lecteurs intéressés par la Chine.

Quand quelqu’un voudra me faire un cadeau, pensez donc à ce bouquin. Et à Yannie.


littératurepar Rg le 30.01.2005 @ 8:40 pm

couverture du livre “La trajectoire d’un homme se mesure aux risques qu’il affronte.”


le désir, littérature, identités, l'écriture, cinéma, palacepar Rg le 28.01.2005 @ 1:15 am

Alfred Hitchcock all by himselfLes avatars d’Alfred Hitchcock permettaient des interactions particulières avec les gens dans les espaces virtuels. Avec la présence de ce maître du 7e art dans un Palace, le terreau devenait fertile, les possibilités scénaristiques innombrables (”joué à la manière de”).

J’adorais aborder les femmes avec des long shot…. en émettant des pensées, comme dans les bulles des bandes dessinées, au lieu de m’adresser à elles directement, restant en périphérie, excentrique :

- “Cette brunette semble avoir le profil parfait pour jouer la scène de la douche…”

- “…ou préfère-t-elle celle avec la pelle?”

- “chose certaine, elle va aimer son massage…”

- “.. mais elle sera sans doute sensible à la vue d’un couteau…”

- “elle doit pas avoir d’agent…”

Les réactions étaient… variées, c’est le cas de le dire… Comment retrouver cet esprit? Avec quel logiciel?

Je dois certainement avoir des captures d’écran d’Alfred et de son humour glacial dans le mac somewhere. C’est l’heure de l’opération avatars. Il faut retrouver tous ces beaux avatars, notamment les Snoopy et quelques autres.


le désir, littérature, identités, le couplepar Rg le 20.01.2005 @ 1:49 am

Dans “kâmasûtra“, “sûtra” signifie : “traité ; recueil de sentences, d’aphorismes” ; “kâma” désigne “l’amour, la jouissance, le plaisir sensuel”. Les Kâmasûtra sont donc des “recueils d’aphorismes sur l’amour“.

reproduction d'une planche kamasutriqueUn livre de Vatsyayana

La tradition de ces recueils est très ancienne, remontant à plusieurs siècles avant l’ère chrétienne. Aux premiers siècles de notre ère (entre le Ie et le Ve siècles), un certain Vatsyayana s’est proposé de réunir en un volume, en les résumant, tous les ouvrages sur le sujet. Vatsyayana est persuadé que la connaissance du Kâma est indispensable à l’épanouissement humain, et veut offrir toute l’information nécessaire en un volume accessible : c’est ce texte qui a été sauvegardé jusqu’à nos jours et traduit depuis le XIXe siècle dans des langues européennes.

Pas uniquement des positions !

Les Kâma Sûtra de Vatsyayana, ses conseils pour l’amour, ne sont pas limités aux positions érotiques : celles-ci n’occupent d’ailleurs qu’un chapitre sur les sept de l’ouvrage, soit cinq pages sur environ deux cent cinquante ! Les autres chapitres traitent du mariage et du rapport entre hommes et femmes hors du mariage ; un chapitre est plus particulièrement destiné aux courtisanes, et a d’ailleurs circulé à part dans leurs milieux ; le dernier regroupe des informations sur les moyens d’exciter le désir, avec des recettes médicinales.

Le Kâma Sûtra : un livre pour tout public

Ce qui frappe un occidental d’aujourd’hui dans les Kâma Sûtra, c’est la liberté de ton pour parler de la sexualité. L’ouvrage est ainsi destiné aux hommes, aux jeunes filles “avant leur mariage”, aux femmes publiques. Ses connaissances sont censées garantir :

  • Aux femmes publiques : le respect des hommes ;
  • Aux épouses : la préférence de leur mari (dans une société polygame) ;
  • Aux hommes : la certitude de conquérir vite le coeur des femmes.

Les Kâma Sûtra sont donc destinés à tout public, pour les connaissances sexuelles de base dans le couple marié ou non : ce n’est pas un livre qui vise un public restreint de libertins recherchant des raffinements sexuels particuliers.

Que trouve-t-on dans les Kâma Sûtra ?

L'écrin à bijoux ou les vignes enlacéesLes Kâma Sûtra évoqueront donc tout à fait naturellement les problèmes posés par le rapport entre la taille de la verge et celle du vagin comme élément de l’harmonie sexuelle, les différences dans l’intensité du désir charnel ou dans le temps consacré à la sexualité, le rôle de l’imagination. Les variantes des enlacements, des baisers, et, bien sûr, des positions du coït, sont énumérées, mais aussi celles des morsures, des égratignures avec les ongles, des coups donnés ou reçus, des “sons” (dont le plus spontané semble être le cri “maman” au moment suprême !). Si la femme n’a pas d’orgasme pendant le rapport, Vatsyayana conseille de recommencer, et, en cas de nouvel échec, de “frotter le sexe de la femme avec ses mains et ses doigts” jusqu’à ce qu’elle soit calmée. La grossesse est prise en considération ; les fantasmes, comme celui de penser à une autre personne que celle avec qui l’on est uni, sont évoqués ; les jeux de bouche ou la pénétration anale sont décrits ; l’homosexualité masculine ou féminine n’a pas de traitement à part, et n’apparaît que comme une des variantes des moyens d’accès au plaisir.

Cependant, la pudeur est reconnue comme normale : la femme ne doit pas faire des avances, il va de soi qu’elle n’est pas tenue d’accepter de but en blanc les attouchements intimes ou la pénétration. Un mari, ayant choisi une vierge, doit attendre trois jours avant de commencer des jeux intimes et se donner encore une semaine pour progressivement arriver aux rapports s’il ne veut pas susciter le dégoût chez sa femme et être rejeté par elle.

Notre vision des Kâma Sûtra comme simples recueils de positions érotiques est donc particulièrement réductrice et caricaturale. Ce sont les ouvrages érotiques postérieurs, écrits notamment pour commenter le livre de Vatsyayana depuis son époque jusqu’au XVIIIe siècle, qui vont détailler les positions de base décrites par celui-ci.

Des descriptions froides et objectives

Peut-on dire au moins que telle position est plus classique, ou plus érotique, ou plus acrobatique dans les Kâma Sûtra ? Non, même pas, parce que ce recueil énumère “objectivement” et sans jugement qualificatif les différentes figures : “lorsque la femme lève ses deux cuisses toutes droites, cela s’appelle la position levante. Lorsqu’elle lève ses deux jambes et les place sur les épaules de son amant, cela s’appelle la “position béante” Lorsque les jambes sont contractées… Lorsque l’homme s’appuie contre un mur… Lorsqu’une femme se tient sur ses mains et ses pieds comme un quadrupède et que son amant monte sur elle comme un taureau, cela s’appelle le “congrès* de la vache”. Lorsqu’un homme jouit en même temps de deux femmes… Les gens des contrées méridionales ont aussi un congrès dans l’anus, qui s’appelle le “congrès inférieur”. Pourquoi alors ces énumérations “froides” ? Parce que “une personne ingénieuse doit multiplier les sortes de congrès… Car ces différentes sortes de congrès […] engendrent l’amour, l’amitié et le respect dans les coeurs des femmes”.

Un enseignement à poursuivre ?

Pour nous, occidentaux, chez qui la morale et la religion culpabilisent la recherche du plaisir dans la sexualité, c’est un dépaysement total que de constater que depuis des millénaires, on estimait banal d’apprendre aux jeunes gens et aux jeunes filles à savoir quoi faire pour qu’eux-mêmes et leur partenaire tirent le maximum de satisfaction du jeu de leur corps.

Dr Yves Ferroul

* Congrès : au XVIIème siècle, au sens de “coït”, désigne une épreuve judiciaire où un couple devait tenter un rapport sexuel devant témoins lors de procès pour nullité de mariage.


littérature, typographiepar Rg le 19.01.2005 @ 11:58 pm

Leandro Katz. Word Column IV: Puno/Altamira; Word Column XII; Section I. 1971. Typewriter with stand and typescript scroll

Guillaume Apollinaire, Photographié par Pablo Picasso. (détail) 1910. Guillaume Apollinaire. Peintures de Leopold Survage, dessins et aquarelles d’Irene Lagut: premiere exposition des “soirees de Paris”: catalogue avec deux préfaces de Guillaume Apollinaire, chez Madame Bongard, 5, Rue de Penthievre du 21 au 31 Janvier 1917. Two copies, one copy handcolored.

The calligrams of Apollinaire represent an important and original landmark in the history of visual and shaped poetry. These calligraphic poems may be considered as one of the precursors of modern concrete poetry.

De son vrai nom Wilhelm Apollinaris de Kostrowitsky, Guillaume Apollinaire est né à Rome en août 1880, fils naturel d’un officier italien, Francesco d’Aspermont, et d’Angelica Kostrowicka, aristocrate polonaise de 22 ans. Sa mère Angelica – qui se fait à présent appeler Olga – l’entraîne dans une vie aventureuse à travers l’Europe: son enfance aura alors pour cadre l’Italie, et son adolescence, la Côte d’Azur; il fera de brillantes études aux lycées de Monaco, puis à Cannes et à Nice.

Est-ce la marque du midi solaire s’il choisit de prendre pour nom un prénom qui évoque Apollon, maître de la lyre et du Soleil? Avant d’opter pour Apollinaire, il a signé ses premiers poèmes, en 1897, du pseudonyme «Guillaume Macabre».

Une petite promenade dans le Paris d’Apollinaire?


littérature, l'écriture, géographiespar Rg le 16.01.2005 @ 2:42 am

Me retournant pour voir
l’homme que j’ai croisé…
le brouillard

Masaoka Shiki

1866-1902


littérature, l'écriture, géographiespar Rg le 16.01.2005 @ 2:15 am

Neige qui tombais sur nous deux
es-tu la même
cette année?

Matsuo Bashô

1644-1694


à faire, littérature, identitéspar Rg le 28.12.2004 @ 8:47 pm

Repris du site de la SRC, dans la section de l’émission Samedi et rien d’autre.

Renée Rivest, diplômée en relations industrielles et en psycho-éducation, est l’auteure de Êtes-vous Tintin, Milou, Haddock… publié aux éditions Septembre.

Ce livre divertissant et instructif porte un regard neuf sur les relations interpersonnelles au travail, mais ces observations s’appliquent aussi à la vie de tous les jours. Cette méthode intitulée ReGain (comme RG) nous emmène dans le monde d’Hergé et de ses personnages.

Dans l’universalité de cette série de bande dessinée, l’auteure a vu un moyen de dresser une typologie – une galerie de portraits basée sur les cinq principaux personnages de Tintin – à partir de leur caractère respectif. C’est un outil de travail afin de mieux communiquer en équipe. D’abord se découvrir soi-même puis, découvrir notre entourage professionnel, pour apprendre enfin comment mieux fonctionner avec nos proches collaborateurs et leurs différences.

Êtes-vous Tintin, Milou, Haddock… est publié aux éditions Septembre.

À retrouver, et faire suivre dans Aquarium.


littérature, l'écriture, cryptographiespar Rg le 13.12.2004 @ 12:01 am

Stephenson:Neal:Quicksilver:Cryptosystems rassemble quelques ressources sur la cryptographie.


littératurepar Rg le 12.12.2004 @ 9:03 pm

le capitaine en pleine possession de ses moyens


à faire, littérature, cinémapar Rg le 12.12.2004 @ 6:36 pm

biographie de Jean Marais, peut-être grâce aux bons mots de miss ChereRasade


à faire, littérature, médiaspar Rg le 12.12.2004 @ 6:07 pm

Au réveil : Le Bigot qui fait une autre de ses belles entrevues. Mais avec qui?

La médecine et la grâce
Simone Weil

Les pensées
Blaise Pascal

Samedi et rien d’autre - 30 mai 2004

Retrouver les bouquins cités. Zap radio à la carte.